Chirurgie des voies lacrymales et du larmoiement

Les voies lacrymales assurent l’évacuation des larmes depuis la surface de l’œil vers les fosses nasales.
Lorsqu’elles sont obstruées ou dysfonctionnelles, elles peuvent être responsables d’un larmoiement chronique, d’infections répétées ou d’un inconfort oculaire majeur.

La chirurgie des voies lacrymales fait partie intégrante de la chirurgie fonctionnelle des paupières et de l’appareil lacrymal. Elle nécessite une expertise spécifique en chirurgie oculoplastique, afin de restaurer un drainage lacrymal efficace tout en protégeant la surface oculaire.

Rappel d’anatomie des voies lacrymales

Schéma anatomique du système lacrymal (glande lacrymale, canalicules, sac lacrymal et conduit lacrymo-nasal) avec repères et dimensions.

Les voies lacrymales sont constituées de plusieurs éléments anatomiques :

  • les points lacrymaux (supérieur et inférieur),
  • les canalicules lacrymaux,
  • le sac lacrymal,
  • le canal lacrymo-nasal, qui draine les larmes vers le nez.

L’ensemble forme un système fin et délicat, étroitement lié aux paupières et à la cavité nasale.

Rôle et fonction des voies lacrymales

Les voies lacrymales permettent :

  • l’évacuation normale des larmes,
  • le maintien d’une surface oculaire saine,
  • la protection de l’œil contre les infections.

Un dysfonctionnement entraîne :

  • un larmoiement permanent (épiphora),
  • des écoulements,
  • parfois des infections douloureuses (dacryocystites).

Pathologies des voies lacrymales

Les pathologies lacrymales peuvent être congénitales ou acquises.

Pathologies congénitales des voies lacrymales

Elles concernent principalement le nourrisson et l’enfant.

  • imperforation du canal lacrymo-nasal,
  • obstruction congénitale des voies lacrymales,
  • larmoiement et sécrétions dès les premiers mois de vie.

Beaucoup de formes se résolvent spontanément, mais certaines nécessitent une prise en charge chirurgicale.

Pathologies acquises des voies lacrymales

Elles surviennent le plus souvent à l’âge adulte.

  • sténose ou obstruction du canal lacrymo-nasal,
  • infections répétées du sac lacrymal,
  • séquelles inflammatoires ou traumatiques,
  • causes idiopathiques fréquentes.

Le symptôme principal est le larmoiement chronique.

Examen et diagnostic des voies lacrymales

La prise en charge débute par :

  • un interrogatoire précis,
  • un examen clinique spécialisé,
  • des tests de perméabilité lacrymale,
  • parfois des examens complémentaires.

Le diagnostic permet de déterminer le niveau exact de l’obstruction et d’adapter la chirurgie.

Les chirurgies des voies lacrymales

Sondage des voies lacrymales

Indiqué principalement chez :

  • le nourrisson,
  • certaines obstructions partielles chez l’adulte.

Principe :

  • passage d’une sonde fine dans les voies lacrymales,
  • désobstruction mécanique.

Geste simple, parfois suffisant dans les formes débutantes.

Intubation des voies lacrymales

Souvent associée au sondage.

Principe :

  • mise en place d’une sonde en silicone temporaire,
  • maintien de la perméabilité des voies lacrymales,
  • retrait après quelques semaines ou mois.

Permet d’améliorer le taux de succès à long terme.

Dacryocystorhinostomie (DCR) par voie externe

Indiquée en cas d’obstruction complète du canal lacrymo-nasal.

Principe :

  • création d’un nouveau passage entre le sac lacrymal et la cavité nasale,
  • contournement de l’obstruction,
  • chirurgie de référence avec un excellent taux de succès.

Lacrimalorhinostomie (ou lacorhinostomie)

Variante chirurgicale adaptée à certaines situations spécifiques.

Le choix de la technique dépend :

  • de l’âge,
  • de la localisation de l’obstruction,
  • de l’anatomie nasale.

Les sondes des voies lacrymales (sondes FCI)

Les sondes lacrymales en silicone sont largement utilisées lors des intubations.

Types de sondes couramment utilisées :

  • Monoka® : sonde monocanaliculaire,
  • Bika® : sonde bicanaliculaire,
  • Masterka® : sonde préchargée facilitant la pose.

Le choix de la sonde dépend :

  • de l’âge du patient,
  • du type d’obstruction,
  • de l’expérience du chirurgien.

Complications et évolution

Après chirurgie :

  • amélioration progressive du larmoiement,
  • disparition des infections récidivantes,
  • surveillance nécessaire après retrait des sondes.

Les complications sont rares lorsque la prise en charge est spécialisée.

Lieux de consultation & de chirurgie 

Consultations et suivi postopératoire :

À Lyon (69, Rhône) : 26 avenue Maréchal Foch, 69006

À Aix‑les‑Bains (73, Savoie) : 21 rue Henri Dunant, 73100

À Annecy (74, Haute-Savoie) : 44 avenue Gambetta, 74000

Interventions réalisées dans des établissements spécialisés en chirurgie oculoplastique.

Tarifs et prise en charge

La chirurgie des voies lacrymales est une chirurgie fonctionnelle, le plus souvent prise en charge par l’Assurance Maladie, selon l’indication.

FAQ – Questions fréquentes sur les voies lacrymales et le larmoiement

Les voies lacrymales constituent le système d’évacuation des larmes depuis la surface de l’œil vers le nez.
Elles comprennent les points lacrymaux, les canalicules, le sac lacrymal et le canal lacrymo-nasal.

Elles permettent :

  • l’évacuation normale des larmes,
  • la protection de la surface oculaire,
  • la prévention des infections oculaires.

Un dysfonctionnement entraîne un larmoiement chronique.

Un larmoiement persistant est souvent dû à :

  • une obstruction des voies lacrymales,
  • une sténose du canal lacrymo-nasal,
  • une infection chronique du sac lacrymal.

Une consultation spécialisée est nécessaire pour en déterminer la cause.

Le larmoiement congénital apparaît chez le nourrisson et est souvent lié à une imperforation du canal lacrymal.
Le larmoiement acquis survient chez l’adulte et est généralement secondaire à une obstruction progressive.

Oui.
Les obstructions des voies lacrymales sont fréquentes chez l’enfant et chez l’adulte, en particulier avec l’âge.

Le diagnostic repose sur :

  • l’examen clinique,
  • des tests de perméabilité,
  • parfois des examens complémentaires ciblés.

Ces examens permettent de localiser précisément l’obstruction.

Le sondage des voies lacrymales est souvent efficace chez le nourrisson et dans certaines formes débutantes chez l’adulte.
Il peut être associé à une intubation pour améliorer les résultats.

L’intubation consiste à placer une sonde en silicone temporaire dans les voies lacrymales afin de maintenir leur perméabilité pendant la cicatrisation.

Les sondes lacrymales sont généralement maintenues en place quelques semaines à quelques mois, selon la pathologie traitée.

La dacryocystorhinostomie est une chirurgie visant à créer un nouveau passage entre le sac lacrymal et le nez, permettant d’évacuer les larmes en contournant l’obstruction.

La DCR est une chirurgie spécialisée mais bien codifiée.
Elle est généralement réalisée sous anesthésie générale ou locale avec sédation, en ambulatoire.

La lacrimalorhinostomie est une variante chirurgicale utilisée dans certaines situations spécifiques, notamment en cas d’obstruction complexe.

Les sondes en silicone les plus courantes sont :

  • Monoka®,
  • Bika®,
  • Masterka®.

Le choix dépend de l’indication et de l’anatomie.

Les douleurs postopératoires sont généralement modérées et bien contrôlées par un traitement antalgique simple.

Dans la majorité des cas, la chirurgie permet une amélioration durable du larmoiement, surtout lorsque l’indication est bien posée.

Oui.
La chirurgie des voies lacrymales est une chirurgie fonctionnelle, généralement prise en charge par l’Assurance Maladie, selon l’indication.

Il est recommandé de consulter lorsque le larmoiement est :

  • permanent,
  • unilatéral,
  • associé à des infections ou douleurs,
  • ou gênant au quotidien.